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Les cinq médicaments contre l'obésité qui arrivent après Wegovy et Zepbound

CagriSema, rétatrutide, amycrétine, survodutide, MariTide : cinq GLP-1 arrivent derrière Wegovy et Mounjaro. Calendrier par marché, à avril 2026.

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Cet article est fourni à titre d'information et de référence lifestyle uniquement, et ne constitue pas un avis médical. Consultez un professionnel de santé qualifié pour toute décision liée à la santé.

Les cinq médicaments contre l'obésité qui arrivent après Wegovy et Zepbound

Depuis deux ans, la conversation française sur les GLP-1 tenait en deux noms — Wegovy depuis octobre 2023, Mounjaro dans l'indication obésité depuis 2024. À avril 2026, le paysage ressemble moins à un duopole qu'à un couloir d'aéroport. Cinq molécules en phase 2b ou phase 3 avancée affichent des chiffres assez solides pour que Novo Nordisk, Eli Lilly, Boehringer Ingelheim et Amgen déposent leurs dossiers FDA et EMA entre 2026 et 2028.

On les passe en revue dans l'ordre où elles risquent d'apparaître en pharmacie — CagriSema, rétatrutide, amycrétine, survodutide, MariTide. Chiffres d'essais, décalage prévisible entre FDA et EMA, et ce que ça change concrètement pour un patient français, belge, suisse ou québécois qui réfléchit à un traitement aujourd'hui.

Avril 2026 : pourquoi la « vague suivante » sort des slides

Ce n'est plus du pipeline lointain. Trois événements ont fait basculer ces molécules de la « promesse » à l'agenda réglementaire.

D'abord, les données topline de REDEFINE-1, publiées par Novo Nordisk le 20 décembre 2024 : CagriSema atteint 22,7 % de perte de poids moyenne à 68 semaines sur 3 417 adultes, contre 2,3 % sous placebo — 20,4 points d'écart. C'est le premier médicament à dépasser les 20,9 % de Zepbound dans un essai de taille comparable.

Ensuite, la publication NEJM de TRIUMPH phase 2 sur le rétatrutide en 2023, puis le démarrage de TRIUMPH-1 à TRIUMPH-5 courant 2024–2025. Le triple agoniste de Lilly a produit 24,2 % de perte de poids à 48 semaines à 12 mg. Lilly a guidé une topline phase 3 pour fin 2026 lors de sa présentation aux investisseurs en janvier.

Enfin, MariTide et ses 20,0 % à 52 semaines — en formulation mensuelle. Une injection par mois plutôt qu'une par semaine : aucun GLP-1 hebdomadaire ne peut égaler ce changement d'expérience patient.

Le décalage habituel entre décision FDA et décision EMA sur les GLP-1 tourne autour de 6 à 18 mois. Chaque fois qu'un nouveau médicament est autorisé à New York, Paris attend entre un semestre et un an et demi.

Cette latence réglementaire est le point de départ de toute discussion honnête avec un endocrinologue en 2026. Si votre médecin vous dit « attendez CagriSema », ça signifie probablement 2027 côté FDA, 2027–2028 côté EMA.

Ce qui existe aujourd'hui en France — Wegovy, Mounjaro, Saxenda

Avant de regarder ce qui arrive, fixons le sol. À avril 2026, trois GLP-1 sont autorisés pour l'obésité en France.

MédicamentMoléculeAMM EuropeFrancePerte à 68–72 sem.Prix/mois privé
Wegovysémaglutide 2,4 mgjanvier 2022oct. 202314,9 % (STEP 1)270–330 €
Mounjarotirzépatidedéc. 2023 (obésité)202420,9 % (SURMOUNT-1)≈ Wegovy
Saxendaliraglutide quotidien2015disponible8,0 % (SCALE, 56 sem.)moins cher, moins efficace

Aucun n'est remboursé par l'Assurance Maladie dans l'indication obésité seule. La prescription privée reste la règle — ordonnance d'un généraliste ou d'un spécialiste, puis achat en pharmacie. Le prix réel d'un traitement Wegovy à la dose d'entretien tourne autour de 300 € par mois, parfois partiellement pris en charge par certaines complémentaires santé. Mounjaro s'aligne dans la même fourchette.

Zepbound mérite une précision qu'on voit rarement passer dans la presse grand public : c'est la même tirzépatide que Mounjaro, commercialisée sous le nom Zepbound uniquement aux États-Unis. En France, en Belgique, en Suisse et au Canada francophone, la molécule s'appelle Mounjaro dans les deux indications — diabète et obésité. Un article qui parle de « Zepbound en France » se trompe de pays. Le détail est repris dans Zepbound vs Mounjaro : la même molécule expliquée.

Foundayo (orforglipron), le premier GLP-1 oral quotidien de Lilly, a été approuvé par la FDA le 1er avril 2026. Aucune demande EMA déposée à avril 2026. Pour un patient européen, Foundayo n'est pas une option avant 2027 au plus tôt — détail couvert dans le guide Foundayo / orforglipron.

Maintenant, les cinq molécules qui poussent derrière.

CagriSema — 22,7 % face aux 20,9 % de Zepbound, écart réel ou cosmétique ?

CagriSema est la combinaison maison de Novo Nordisk — cagrilintide (un analogue de l'amyline à longue durée d'action) plus sémaglutide (le GLP-1 de Wegovy), dans un stylo injectable hebdomadaire unique.

L'amyline est une hormone produite par le pancréas en même temps que l'insuline. Elle ralentit la vidange gastrique et freine la faim par un mécanisme différent du GLP-1. L'idée de cagrilintide tient en une ligne : additionner les deux effets dans la même injection.

Les chiffres publiés par Novo Nordisk le 20 décembre 2024 :

  • REDEFINE-1 (obésité phase 3, 3 417 adultes) — 22,7 % de perte de poids moyenne à 68 semaines sous CagriSema, contre 2,3 % sous placebo. 20,4 points d'écart.
  • REDEFINE-2 (diabète de type 2 avec obésité), lu le 8 mars 2026 — 15,7 % de perte de poids à 68 semaines. Moins spectaculaire qu'en obésité seule, ce qui suit le pattern classique de la classe : les patients diabétiques perdent toujours moins que les non-diabétiques, pour des raisons métaboliques qu'on comprend mal.
  • REDEFINE-3 — essai cardiovasculaire, premières analyses intermédiaires attendues en 2027.

Comparaison honnête avec Zepbound/Mounjaro — 22,7 % contre 20,9 %. 1,8 point d'écart, sur deux essais différents, avec des populations non strictement comparables. Ça change la vie d'un patient ? Pris isolément, non. Sur un cabinet de 1 000 patients, ça représente environ 1 800 grammes supplémentaires perdus en moyenne. Modeste à l'échelle individuelle, notable à l'échelle populationnelle.

Ce qui change vraiment côté patient — Novo Nordisk dépose le dossier FDA au premier semestre 2026, ce qui place une décision possible fin 2026 ou début 2027. L'EMA suit historiquement avec 6 à 18 mois de retard. À avril 2026, la projection raisonnable pour la France est 2027, plutôt second semestre.

Novo Nordisk a martelé en conférence d'investisseurs que CagriSema vient remplacer Wegovy, pas le concurrencer. Le plan commercial prévoit de basculer progressivement les patients déjà sous sémaglutide vers la combinaison dès qu'elle arrivera.

Point peu discuté : CagriSema garde le profil d'effets indésirables de la famille GLP-1 — nausées, vomissements, risque de pancréatite à surveiller. Le cagrilintide n'efface pas les inconvénients digestifs du sémaglutide ; il ajoute les siens. Les arrêts pour intolérance dans REDEFINE-1 ont été supérieurs au placebo — rien d'inattendu, mais rappel utile qu'une moyenne de 22,7 % masque une distribution. Certains patients perdent 30 %, d'autres abandonnent à 8 %.

Rétatrutide — le triple agoniste qui vise 30 %

Rétatrutide fait rêver la presse scientifique depuis 2023. C'est un agoniste triple : GLP-1, GIP et glucagon, dans une seule injection sous-cutanée hebdomadaire.

GLP-1 et GIP, on connaît — c'est le combo de Mounjaro/Zepbound. Le glucagon surprend : d'habitude, on l'associe à la montée du sucre sanguin. Mais à dose chronique et via le récepteur du glucagon hépatique, l'effet dominant devient une accélération de la dépense énergétique. D'où l'idée : perdre du poids en mangeant moins (GLP-1/GIP) et en brûlant plus (glucagon).

Les chiffres de la phase 2 TRIUMPH, publiés au NEJM en 2023, sont les plus impressionnants jamais observés dans un essai de perte de poids médicamenteuse :

  • 24,2 % de perte de poids moyenne à 48 semaines à la dose de 12 mg
  • Sur 338 adultes, 26 % des patients à la dose maximale ont perdu plus de 30 % de leur poids initial

Lilly a lancé en 2024–2025 un programme phase 3 exceptionnellement large — cinq essais parallèles :

  1. TRIUMPH-1 — obésité, critère principal de perte de poids à 2 ans
  2. TRIUMPH-2 — diabète de type 2 avec obésité
  3. TRIUMPH-3 — obésité avec apnée obstructive du sommeil
  4. TRIUMPH-4 — obésité avec arthrose du genou
  5. TRIUMPH-5 — critères cardiovasculaires majeurs

Lilly guide la topline de TRIUMPH-1 pour fin 2026. Dépôt FDA attendu 2026–2027, autorisation possible 2027 au plus tôt. EMA probablement 2028.

Rétatrutide a aussi un volet MASH (stéatohépatite métabolique) en phase 2 — 8,7 points de résolution histologique supplémentaires face au placebo à 24 semaines. Ce n'est pas le sujet principal, mais ça pèsera dans la décision de la HAS si Lilly obtient à la fois l'indication obésité et l'indication MASH.

Le pari de Lilly : être le premier industriel à franchir 30 % de perte de poids moyenne dans un essai phase 3 de grande taille. Si TRIUMPH-1 confirme les 24,2 % de la phase 2 — ou dépasse —, c'est un nouveau plafond pour toute la classe.

Lecture réaliste pour un patient en France en avril 2026 — rétatrutide n'est pas une option à court terme. Si vous avez besoin d'un traitement maintenant, Wegovy ou Mounjaro restent les seuls choix. Si votre IMC et votre contexte clinique permettent d'attendre deux à trois ans, l'arbitrage change. Mais « attendre » trois ans avec une obésité sévère a aussi un coût — et votre endocrinologue doit peser les deux.

Amycrétine — une molécule, deux formes galéniques

Amycrétine est l'autre cartouche de Novo Nordisk — probablement la plus originale du lot. Une seule entité chimique agit simultanément sur les récepteurs GLP-1 et amyline. Même effet combiné que CagriSema, dans une molécule unique.

Ce qui la distingue vraiment, c'est le développement en parallèle de deux formes galéniques :

  • Comprimé oral quotidien
  • Injection sous-cutanée hebdomadaire

Les chiffres phase 1 déjà publiés :

  • Oral à 50 mg — 13,1 % de perte de poids à 12 semaines
  • SC phase 1b — 22,0 % de perte de poids à 36 semaines à la dose maximale

13,1 % en 12 semaines en oral, c'est à peu près ce que Wegovy injectable fait en 28 semaines. Et c'est en 12 semaines. Si ces chiffres se confirment en phase 2 sur une population plus large, amycrétine orale pourrait devenir le premier GLP-1 oral compétitif avec les injectables hebdomadaires — un format que beaucoup de patients préfèrent, pour des raisons pratiques autant que psychologiques.

La phase 2 est en cours en 2026. La phase 3 n'est pas lancée à avril 2026. AMM envisageable 2028 au plus tôt, probablement plus tard pour le format oral.

Le pari de Novo Nordisk est inhabituel : ne pas choisir entre oral et injectable, développer les deux. Stratégie coûteuse mais logique — certains patients refusent l'injection (phobie des aiguilles, contraintes professionnelles de voyage), d'autres préfèrent ne pas gérer un comprimé quotidien.

Survodutide — la piste MASH que Wegovy ne peut pas raconter

Survodutide est un agoniste dual GLP-1 / glucagon développé par Boehringer Ingelheim avec Zealand Pharma. Injection sous-cutanée hebdomadaire.

Les chiffres obésité phase 2, publiés en 2024 :

  • 18,7 % de perte de poids moyenne à 46 semaines à la dose maximale
  • Essai phase 3 SYNCHRONIZE en cours, dépôt FDA obésité attendu 2026–2027

18,7 %, c'est moins que CagriSema ou rétatrutide. Mais ce n'est pas là que survodutide joue sa partie. L'arme différenciante, c'est le MASH.

Le MASH — ex-NASH — est la forme sévère de la stéatose hépatique. Maladie longtemps sans traitement pharmacologique approuvé, elle touche en France entre 2 et 5 % de la population adulte selon les estimations de la Société Française d'Hépatologie. Une fraction importante des patients sous GLP-1 a un MASH sous-jacent sans le savoir.

Survodutide a obtenu la désignation Breakthrough Therapy de la FDA dans le MASH en 2024, sur des résultats phase 2 frappants — jusqu'à 83 % d'amélioration histologique à la dose maximale à 48 semaines. Aucun autre GLP-1 en développement obésité n'affiche un signal aussi net en MASH. Wegovy a publié des résultats MASH intéressants mais moins spectaculaires ; la recherche Mounjaro sur le MASH est plus récente.

Pour un patient avec un IMC de 33 et un foie fibrosé stade F2 au FibroScan, le choix entre Wegovy aujourd'hui et survodutide dans deux ans n'est pas une question de vanité. C'est une question de trajectoire hépatique.

La HAS évalue séparément chaque indication. Survodutide pourrait arriver sur le marché français en 2028 avec un dossier double — obésité et MASH. Ce serait le premier médicament de la famille GLP-1 avec une double AMM explicite obésité + MASH en Europe.

MariTide — une injection par mois au lieu d'une par semaine

MariTide (maridebart cafraglutide) est le pari d'Amgen. Conjugué peptide-anticorps — un antagoniste du récepteur GIP couplé à un agoniste GLP-1, avec une ingénierie moléculaire qui pousse la demi-vie suffisamment loin pour une injection mensuelle.

Mensuelle. Une fois par mois. Pas une fois par semaine.

Pour qui n'a jamais touché à un stylo injectable, la différence peut sembler anecdotique. Pour un patient sous Wegovy depuis 18 mois, ça change le quotidien — plus d'injection à programmer dans l'agenda, plus de négociation hebdomadaire avec soi-même sur le meilleur jour, plus de blister à renouveler toutes les six semaines.

Les chiffres topline phase 2 publiés par Amgen en novembre 2024 :

  • Suivi à 52 semaines sur 465 adultes obèses ou en surpoids avec comorbidités
  • 20,0 % de perte de poids moyenne à la dose maximale
  • Particularité rare — à S52, la courbe ne plafonnait pas encore. La perte continuait à progresser.

C'est inhabituel. Les essais GLP-1 standard montrent un plateau vers 60–68 semaines, avec une perte qui ralentit. Si le signal MariTide se confirme en phase 3, on peut imaginer une molécule avec un plateau plus tardif — donc une perte totale potentiellement supérieure sur 18–24 mois.

L'essai phase 3 MARITIME a commencé à inclure des patients début 2026. Topline attendue pas avant 2027–2028, dépôt FDA 2028, autorisation au plus tôt 2028–2029 aux États-Unis. Europe : probablement 2029–2030.

Deux réserves que la communication d'Amgen sous-joue :

  1. L'injection mensuelle passe par un stylo plus gros et une aiguille plus longue. Le confort d'injection n'est pas gratuit.
  2. Le profil d'effets indésirables digestifs semble concentré sur la première semaine post-injection, puis s'atténue. Vivre avec trois jours de nausées tous les 28 jours plutôt qu'une nausée diffuse quotidienne — c'est un choix personnel que les essais actuels ne tranchent pas.

Ce que chaque marché verra en premier — tableau comparatif

Résumé chiffré des cinq candidats, lisible sur WhatsApp.

Molécule (labo)MécanismeRythmeEfficacité toplineFDA attendueEMA attendue
CagriSema (Novo Nordisk)GLP-1 + amylinehebdomadaire SC22,7 % à 68 sem.fin 2026 / début 20272027
Rétatrutide (Eli Lilly)GLP-1 + GIP + glucagonhebdomadaire SC24,2 % à 48 sem. (ph. 2)20272028
Amycrétine (Novo Nordisk)GLP-1 + amyline (unique)oral ou hebdo SC13,1 % oral à 12 sem. / 22 % SC à 36 sem.2028+2028+
Survodutide (BI / Zealand)GLP-1 + glucagonhebdomadaire SC18,7 % à 46 sem. + MASH20272028
MariTide (Amgen)GIP antagoniste + GLP-1mensuelle SC20,0 % à 52 sem.2028–20292029–2030

Marché par marché, voici l'ordre probable d'arrivée à avril 2026 :

  • États-Unis (FDA) — CagriSema → rétatrutide → survodutide → MariTide → amycrétine
  • France / Belgique / Union européenne (EMA) — CagriSema → rétatrutide → survodutide → MariTide, avec 6 à 18 mois de retard sur la FDA
  • Suisse (Swissmedic) — suit globalement l'EMA, parfois avec quelques mois d'écart dans un sens ou l'autre
  • Canada (Santé Canada) — généralement 6 à 12 mois après la FDA, donc entre les deux

Point important côté France — l'AMM EMA ne garantit pas le remboursement. La HAS évalue le SMR (Service Médical Rendu) et l'ASMR (Amélioration du Service Médical Rendu), puis le CEPS négocie le prix. À avril 2026, aucun médicament de l'obésité n'est remboursé en France hors indications très spécifiques (étude CARE-GLP-1 pour Wegovy, cas particuliers post-chirurgie bariatrique pour certains patients). Rien n'indique que les cinq futures molécules changent ce paradigme à court terme.

Questions à poser à votre médecin ou endocrinologue

Si vous êtes en consultation en 2026 et que ces molécules reviennent dans la conversation, quelques questions concrètes à poser, sans jargon :

  1. « Pour ma situation — mon IMC, mes comorbidités, mon foie, mon budget — commencer Wegovy ou Mounjaro maintenant est raisonnable, ou j'ai intérêt à attendre ? »
  2. « Si je commence Wegovy aujourd'hui et que CagriSema arrive en 2027, on pourra basculer facilement ? » (Réponse la plus probable : oui, Novo Nordisk prévoit cette transition.)
  3. « J'ai un FibroScan F2 ou F3. Ça change le choix si survodutide arrive avec une indication MASH dans deux ans ? »
  4. « L'injection mensuelle MariTide m'attire. Le profil digestif est comparable aux GLP-1 hebdomadaires, ou différent ? »
  5. « Côté coût — si je paie 300 € par mois, pendant combien de temps je peux tenir ? Un plan B si ma complémentaire arrête de rembourser partiellement ? »

Ces questions-là ne sont pas théoriques. Elles sortent directement des conversations documentées sur les forums Doctissimo, les sous-reddit r/france et les groupes privés Facebook francophones dédiés aux GLP-1. Les patients qui arrivent préparés obtiennent de meilleures consultations — c'est logique, pas magique.

Un bon endocrinologue, en 2026, ne vous dira jamais « attendez rétatrutide, c'est mieux ». Il évaluera le rapport bénéfice-risque pour vous en particulier, en sachant qu'« attendre » a un coût clinique réel.

Pour une comparaison Wegovy vs Mounjaro à jour, voir le comparatif Wegovy vs Mounjaro, la liste complète des médicaments de l'obésité 2026 et le guide global sémaglutide vs tirzépatide.

Lecture réaliste pour 2026–2027

Trois choses à retenir si vous lisez cet article en France, en Belgique, en Suisse ou au Québec à avril 2026.

Premièrement, la classe GLP-1 n'est plus un plateau, c'est une pente ascendante. Wegovy à 14,9 % en 2022, Mounjaro à 20,9 % en 2023, CagriSema à 22,7 % en 2024, rétatrutide phase 2 à 24,2 %. Chaque génération gagne deux à trois points. Non-linéaire, mais la tendance existe.

Deuxièmement, les décisions d'aujourd'hui ne sont pas irréversibles. Si vous commencez Wegovy en 2026 et que CagriSema arrive en 2027, la bascule sera probablement simple. Si vous êtes sous Mounjaro et que rétatrutide arrive en 2028, Lilly a tout intérêt à rendre la transition fluide — pour garder le patient dans son écosystème.

Troisièmement, le prix ne va pas baisser vite. Les génériques de sémaglutide n'arrivent pas avant 2032 aux États-Unis, 2031–2033 en Europe selon les juridictions. Les nouvelles molécules sortent sous brevet, donc chères. Un traitement à 300 € par mois en 2026 risque fort d'être un traitement à 280–320 € par mois en 2028, avec Wegovy qui garde sa part de marché sur les patients déjà équilibrés.

Une dernière précision à avril 2026 : tout ce qui précède est vrai à cette date. Les calendriers réglementaires glissent. Les topline peuvent décevoir — ou surprendre. REDEFINE-2 a surpris à la baisse en mars 2026, personne ne l'avait vu venir. Si vous relisez ce texte dans six mois, vérifiez les dates d'AMM réelles sur le site de l'EMA et le Répertoire des spécialités pharmaceutiques de l'ANSM avant d'agir.

Ce n'est pas une consultation médicale. Si l'un des noms cités vous intéresse, c'est une conversation à avoir avec votre médecin traitant ou votre endocrinologue — pas une décision à prendre sur la base d'un article de blog, même bien sourcé. Les chiffres sont publics, l'arbitrage est personnel.

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